Paris, grand Paris, pourquoi ?

Tribune parue dans Valeurs actuelles du 13 juin, par des Conseillers de Paris : Pierre Auriacombe, Marie-Chantal Bach, Céline Boulay-Espéronnier, Jérôme Dubus, Danièle Giazzi, Claude Goasguen, Marie-Laure Harel, Eric Hélard, Valérie Hoffenberg, François Lebel

La décision de créer le courant « Paris-Grand Paris » au sein de l’opposition municipale parisienne s’est imposée à nous dès le dernier Conseil de Paris du 21 avril lors du débat sur le Tibet et la Chine.

Il n'a pas fallu attendre longtemps pour comprendre l'utilisation que Bertrand Delanoë et sa majorité municipale allait faire de l'Hôtel de Ville de Paris : une tribune politique que le candidat socialiste Delanoë va utiliser à des fins partisanes pour s’emparer du PS, et s'opposer au Président de la République.

Or, Paris se trouve aujourd’hui confronté à un immense défi qui engage son avenir de capitale et ne peut plus rester en l’état, enfermé au sein du périphérique sans relation étroite avec l'agglomération qui l'entoure.

Ce défi s’appelle le « Grand Paris »

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La fable du muret...

Pour un projet moderne, une communication moderne!

Depuis quelques mois je goûte aux nouvelles technologies et j'apprécie de plus en plus! Le blog, les podcasts, tout cela me permet de communiquer autrement avec vous.

J'élargis ma gamme en la matière en vous présentant une vidéo humoristique sur le thème de la circulation à Paris...

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Si vous ne parvenez pas à lire ce film,  téléchargez gratuitement quick time 7.

Les couloirs de bus

Haussmann En octobre dernier j'ai lancé la polémique en annonçant sur LCI que je détruirais les couloirs de bus si j'étais élu Maire de Paris.

Depuis j'ai eu l'occasion de préciser mon propos. Je pense que les habitants et les commerçants d'un quartier devront se prononcer sur ces couloirs dits "protégés", sur ces espaces soi-disant civilisés... Et si les riverains les refusent, il faudra les détruire, pour les remplacer par des couloirs de bus "visuels", comme on le fait dans d'autres capitales européennes.

Voici ce que cela pourrait donner...

Qu'en pensez-vous?

Invité des Grands Débats sur BFM

Logobfm_1 Claude GOASGUEN était aujourd'hui l'invité des Grands Débat, animé par Philippe Méchet, sur BFM.

Thème : Quelle politique pour Paris? Avec Pierre Castagnou, Maire du 14ème et Jacques Boutault, Maire du 2ème.

Pour l'écouter sur le site de BFM - lien direct en cliquant ici.

Hôpitaux de Paris

Je sors d'une rencontre avec Xavier Bertrand, où nous avons parlé du problème des Hôpitaux parisiens, préoccupant en cette période de fête.

La structure de l'Assistance Publique de Paris, immense maison, est-elle adaptée aux désirs de médicalisation de proximité des Parisiens? Cette absence de médicalisation de proximité gêne en provoquant des embouteillages aux urgences hospitalières.

Xavier Bertrand est très au courant des dossiers et par sa rigueur est un des membres les plus appréciés du gouvernement par les parlementaires. Il a un langage très direct qui permet d'aller à l'essentiel, sans se perdre en détails inutiles.

Difficultés

Je sors du Conseil de Paris et je suis persuadé que la Mairie de Paris n'a décidément pas compris les difficultés à venir pour notre ville.

Pourtant l'échec des JO, le drame de l'insalubrité, la fuite des classes moyennes, la paupérisation de 4 arrondissements parisiens classés dans les 20 communes les plus pauvres d'Ile de France, sont des signaux alarmants très forts. On aurait pu s'attendre à un sursaut mais il n'en est rien.

Désormais, et c'est la seule différence, Delanoë est de plus en plus contesté par sa gauche, et va donc devoir renoncer à ce personnage qu'il souhaitait de rassembleur des parisiens.

Pour les parisiens les dégats vont s'amplifier. Ne sera-t-il pas trop tard en 2008 pour refaire le retard accumulé par rapport aux grandes métropoles internationales?

Drogue

J'ai participé hier à une réunion à l'Assemblée avec M. Le Bigot, Président de l'association France sans Drogue (18ème arrondissement), organisée par mon collègue Jean-Paul Garraud.

Il nous a expliqué comment sont utilisés les fonds publiques pour soi-disant lutter contre la toxicomanie. A aucun moment nous n'avons vu une quelconque volonté de la part des pouvoirs publics et des associations subventionnées de dénoncer les méfaits de la toxicomanie. Au contraire il est question d'aider à se droguer dans de meilleures conditions sanitaires, ce qui me paraît une singulière perversion des pouvoirs publics, même si je connais les conséquences que l'utilisation anarchique de la drogue peut présenter pour les individus malades.

J'ai donc demandé avec Jean-Paul Garraud qu'une commission d'enqête parlementaire puisse examiner la nature des prestations issues de subventions publiques données à des associations notamment, comme Act Up (qui par ailleurs s'est récemmet illustré en agressant un prêtre dans Notre Dame de Paris.

Certains arrondissements parisiens, le 10ème, le 18ème, le 19ème, sont désormais des zones dans lesquelles, sous prétexte de la lutte contre la toxicomanie, la population se retrouve soumise à des formes de délinquance qu'elle ne supporte plus. Il serait peut être temps d'avoir des messages plus simples et directs concernant les méfaits de la drogue comme de l'alcoolisme d'ailleurs.

Bizarre, bizarre...

Ce matin est paru dans le Parisien un sondage de l'IFOP sur les sympathisants de la droite parisienne. Vous êtes nombreux à avoir réagi, je vous en remercie!

Le résultat m'est très nettement défavorable mais ne m'inquiète pas outre mesure. Il s'agit d'un sondage sur les sympathisants, concernant une élection faite par les adhérents d'une formation politique.

Seuls les adhérents votent, et il est un peu hasardeux de tirer des enseignements d'un sondage de gens qui ne voteront pas par nature. C'est comme si on choisissait le candidat du PS en sondant les sympahthisants du PC, des Verts et des Troskystes... C'est intéressant mais ça ne va pas très loin, puisque c'est la notoriété qui devient première vertu.

Je n'ai jamais fait de la politique pour la notoriété. Je vais peut-être commencer à le faire! Mais je préfère connaître le terrain, les dossiers et avoir réfléchi préalablement à ce que j'allais dire.

En clair je souhaite ces élections auprès des adhérents de l'UMP et eux seuls. Le même procédé (assez désagréable) avait été employé dans la même situation entre Lang et Delanoë en 2000. La notoriété de Lang écrasait Delanoë à qui on ne donnait pas une chance, car on avait oublié que c'étaient les adhérents socialistes qui votaient. On connaît la suite...

Vous dire que le résultat du sondage m'a plu serait beaucoup dire. Je n'ai pas apprécié de le découvrir - alors qu'incontestablement la campagne que je mène porte ses fruits - 2 jours avant une réunion importante. Bizarre, bizarre...

Néanmoins je vous invite à venir participer à cette réunion organisée par la Fédération UMP Paris avec les 4 candidats jeudi 24 novembre à 19h, Maison de la Chimie, 28 rue Saint Dominique, Paris 7ème.

Le Grand Paris en débat

Je vous invite à lire l'excellent article de Jean-Louis Andréani dans le Monde daté de Mardi 22 novembre (http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-712393,0.html), le Grand Paris en débat.

Il annonce le livre que je vais publier en janvier prochain sur Paris. Extraits :

"Pour bon nombre d'architectes et d'urbanistes, le bouillonnant Roland Castro en tête, la cause est entendue : seule une entité qui dépasserait la frontière du boulevard périphérique est à la hauteur des enjeux d'aménagement de la région parisienne. Dès 1983, l'architecte, chargé par la gauche d'une mission intitulée "Banlieues 89", mettait en avant cette idée. Plus de vingt ans plus tard, l'explosion partie de Seine-Saint-Denis, avec ses cités en feu à quelques kilomètres des arrondissements cossus de la capitale, a remis en lumière l'"apartheid urbain" dénoncé par M. Castro et d'autres. (...)

Aller au-delà, lancer vraiment le "Grand Paris", reviendrait à créer un échelon intermédiaire, tant sur le plan géographique que sur le plan politique, entre l'Ile-de-France et la seule commune de Paris. Autrement dit une structure de coopération intercommunale entre la capitale et les communes de la "zone centrale" de l'Ile-de-France. Mais, pour des raisons différentes, le maire de Paris et le président de la région, Jean-Paul Huchon, lui aussi PS, écartent, à court terme, une telle évolution.

"L'agglomération, pour moi, c'est la région", lance M. Huchon. Il refuse "un échelon politique ou institutionnel supplémentaire pour l'aménagement de l'Ile-de-France" qui risquerait surtout, juge-t-il, "de se substituer, de contrecarrer, ou d'être en incohérence" avec l'action du conseil régional. Elu de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), dans la grande banlieue, M. Huchon exclut que l'institution régionale soit cantonnée à l'aménagement "des franges de la banlieue excentrée". Il a néanmoins accepté, dans le cadre de la révision en cours du schéma directeur de la région Ile-de-France (SDRIF), la création d'un atelier consacré à la "zone centrale".

Pour sa part, M. Delanoë ne cache pas qu'il a évolué. Avant d'être maire de Paris, il était favorable à une structure intercommunale. Une fois élu, face aux réticences, voire au refus de l'Etat et des autres collectivités territoriales, il a admis qu'une institution nouvelle n'est pas envisageable "avant d'avoir changé le climat, instauré une confiance".

Certains membres de l'UMP parisienne vont plus loin. Claude Goasguen, président du groupe au Conseil de Paris et l'un des candidats à l'investiture du parti pour les élections municipales, doit publier, en janvier 2006, un livre, Paris, ville-monde, dans lequel il plaide pour un "Grand Paris" sous la forme d'"une structure intercommunale ambitieuse". Mais Jean Tiberi, ancien maire de la capitale et lui aussi candidat à la candidature UMP pour 2008, est plus prudent. S'il n'a pas encore arrêté sa position définitive, sa philosophie semble, sur ce sujet, très proche de celle de M. Delanoë. Favorable à une "instance de concertation permanente" entre Paris et toutes les communes voisines, il estime qu'il faut procéder par étapes. A terme, il n'envisage uninstitution "décisionnaire" qu'avec un accord unanime des partenaires en présence. La route vers le "Grand Paris"est sans doute encore longue. "

Merci de vos commentaires sur ce sujet.

Prêt à prendre des coups

Voici le texte de l'interview que j'ai donnée  au JDD Paris,  parue hier :

Pourquoi pensez-vous être le meilleur candidat pour l’UMP ?
"Parce que mes adversaires ne se rendent pas bien compte que Delanoë sera difficile à battre. Moi, en tant que président de groupe, je suis au contact de la municipalité. Jean Tiberi a été maire, il a un bilan qui est le sien. Françoise de Panafieu est restée un peu enfermée dans le 17e. Pierre Lellouche, dans ses activités internationales.

En octobre 2002, vous disiez pourtant (dans le JDD) : « Je ne me considère pas comme doté d’un messianisme particulier pour postuler [aux municipales] ». Pourquoi avoir changé d’avis ?
J’ai une position d’intellectuel, d’universitaire. Je ne suis pas spontanément tenté d’aller au front. Mais je suis maintenant prêt à sortir de mon petit confort, à prendre des risques et des coups.

Ne souffrez-vous pas d’un déficit de notoriété ?
C’est plutôt un avantage. Ne pas être trop connu me permettra de montrer que je n’ai pas de fil à la patte. Et n’oubliez pas que 40% de nos adhérents ne le sont que depuis cette année : ils ont adhéré essentiellement pour Sarkozy, les querelles de famille à Paris ne les intéressent pas.

Quelle relation entretenez-vous avec Paris ?
Quand je suis arrivé de Toulon en 1963 _je suis un « kermoko », un breton du midi_ je ne connaissais personne. J’avais juste une tante éloignée qui m’attendait gare de Lyon. Je suis venu pour passer le bac, comme interne à Henri IV, et j’ai fini recteur d’académie. Le type même du provincial qui a réussi à la capitale et y est resté.

Comment pourriez-vous qualifier l’ambiance à l’UMP Paris actuellement ?
Je croyais que ce serait pire. Il y a eu des accrochages, des suspicions de faux adhérents. C’est stupide, de la part de certains candidats de discréditer ces primaires. Nous n’avons pas d’autres choix. Ce n’est pas en envoyant du ciel un personnage providentiel qu’on va redonner une crédibilité à la droite parisienne.

Bernard Debré, qui refuse de se prêter au jeu, parle de « simulacre de démocratie »…
Il est gentil, Debré, de venir nous donner des leçons sur Paris alors qu’il a perdu la mairie d’Amboise de son papa. Ce n’est pas un candidat crédible. C’est facile d’être « fils de », « frère de », « ami de », « petit-fils et arrière petit-fils de ». Dans un parti politique, on mouille sa chemise pour faire campagne, on ne se contente pas de passer un coup de fil pour obtenir l’investiture. La droite a beaucoup souffert de cette ambiance consternante de copinage et de clientélisme, qui nous empêche de mener des réformes en profondeur. Le parti socialiste a ses défauts, mais au moins ses militants discutent d’un projet.
Quelle sont les grandes lignes de votre projet pour Paris ?
Soit on choisit, comme le souhaite Delanoë, d’être une ville sympa, avec des musées, des restaurants, et des communes tout autour qui font l’activité de la région. Soit on redevient une métropole mondiale, concurrente de Londres, Berlin, Madrid. Je veux redémarrer le développement économique, attirer les entreprises, redonner une vigueur à l’université, à la recherche, créer des pôles de compétitivité. Ce sera mon point fort dans la campagne.

Que proposez-vous concrètement ?
Je suis un farouche partisan de l’intercommunalité. Je ne réclame pas qu’on revienne au département de la Seine ou qu’on transforme les communes voisines en arrondissements parisiens, mais il faut s’ouvrir sur l’extérieur. Par ailleurs, la couverture du périphérique _qui nous enferme_ me paraît une urgente nécessité. Il faut penser Paris comme une agglomération de 40 villes et 3 millions d’habitants.

Sur la circulation, n’êtes-vous pas allé un peu loin en annonçant que vous souhaitez supprimer les couloirs de bus ?
Je ne suis pas le pourfendeur de couloirs de bus, comme on veut le faire croire. J’y suis favorable, s’ils sont peints en couleur sur la chaussée, comme à Londres. Je ne vois pas pourquoi on serait obligé, à Paris, de mettre des corbillards au milieu de la route. Ces murets sont absurdes et dangereux, meurtriers même pour les deux-roues. De plus, les conséquences économiques, sur le boulevard Magenta par exemple, seront terribles. Si j’étais maire, j’organiserais des référendums locaux pour demander aux riverains ce qu’ils en pensent.

Quelle doit être la place de l’automobile ?
Il faut jouer la carte du changement de la voiture, pas lui faire la guerre. Je propose que les bus de la Ratp, les voitures achetées par la ville ou par les nombreuses institutions publiques installées dans Paris, soient non polluants. Ou encore que l’on détaxe les particuliers et les entreprises qui s’équipent en véhicule non polluants. Delanoë et Baupin, eux, préfèrent gêner la circulation.

Le président de la République a rappelé cette semaine que la loi SRU impose 20% de logement sociaux. Y êtes-vous favorable dans le 16e ?
Je ne crois pas à la mixité imposée, chaque commune a son histoire. La solution aux problèmes sociaux passe par le contrat d’insertion, l’éducation ou encore _même si ça ne plait pas à Chirac_ par la discrimination positive. Je suis d’ailleurs en train de chercher une expression qui passe mieux, comme « rééquilibrage » ou « diversité équitable ». Le problème du logement n’est pas une fatalité : on peut encore construire à Paris, mais Delanoë s’y refuse. En 2005, il n’a créé que 900 logements. Il en annonce 4000 par an, parce qu’il compte les appartements achetés dans des immeubles déjà pleins. De même, il raconte qu’il a réhabilité 1000 immeubles insalubres, alors qu’il n’en a réhabilité que 18. Il a l’art de manipuler les chiffres. S’il n’avait rien à se reprocher, il accepterait l’audit que je réclame. "
(propos recueillis par Bertrand Gréco)

A suivre !


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