Les élections ont abouti à une victoire de Jean-François
Copé. Dans le 16ème il a récolté 907 voix et François Fillon 1098.
Je voudrais vous informer clairement des faits qui ont été
portés au procès verbal, puisque j’ai pu lire des approximations. Nous avons
trouvé 26 bulletins de trop dans les urnes « Equipe
dirigeante » : 5 dans l’urne du bureau présidé par Véronique Baldini,
mon adjointe et soutien de Jean-François Copé ; 21 dans l’urne du bureau
présidé par Pierre Gaboriau, mon adjoint et soutien de François Fillon.
Par ailleurs beaucoup de militants et même d’élus ont eu un
comportement peu convenable, apparaissant parfois comme des pressions pour
certains adhérents, dans les trop longues files d’attente et dans la salle de
vote. Je m’en expliquerai avec les personnes en question et je n’entends pas à
l’avenir que de tels comportements puissent se renouveler, même si les statuts
ne les interdisent pas.
Je voudrais m’excuser de la mauvaise organisation de cette
élection. Nous avions pourtant alerté la Cocoe pendant 2 mois sur les conditions
arrêtées pour le scrutin, qui seraient génératrices d’incidents dans le 16ème
. Et nous avions malheureusement raison.
Un bureau de vote lors d’une élection traditionnelle se situe entre 800 et
1200 inscrits. Dimanche, nous devions accueillir jusqu’à 5490 adhérents.
La Cocoe a arrêté des règles qui s’imposaient sur tout le
territoire, dans les 577 circonscriptions. Les 2 équipes des candidats ont eu
des difficultés à s’accorder sur les modalités de vote et il a donc été décidé
de limiter les points de vote pour éviter d’éventuels litiges.
Dans le 16ème,
nous avions déjà obtenu un traitement de faveur (comme dans le 15ème) :
le dédoublement des listes : A à L / L à Z. Nous avons dû batailler durant
2 semaines pour expliquer qu’il serait catastrophique de n’avoir qu’une seule
urne par vote dans notre arrondissement.
Comme beaucoup, j’ai été choqué d’entendre le 16ème
mentionné par les journalistes parmi les bureaux de vote contestés. Après les
manipulations peu glorieuses dont l’UMP a été victime aux législatives par un
candidat dissident depuis exclu, nous nous serions bien passés de cet incident.
Néanmoins comme responsable de l’UMP dans le 16ème,
j’en assume la responsabilité aussi et je tiens à m’excuser pour ce manquement
qui tient à l’inexpérience de notre formation politique dans l’organisation de
ce type d’élection mais aussi à la rançon du succès, car avec 5490 adhérents à
jour de cotisation nous sommes de très loin la première section UMP de France.
Je tiens à vous remercier de votre participation massive et de la patience, et
pour certains même de la bonne humeur, adoptées ce dimanche.
En toute hypothèse l’UMP doit aujourd’hui être combative,
encore plus que par le passé, derrière son nouveau Président Jean-François Copé
contre un gouvernement qui mène la France à la faillite, comme en témoigne le
déclassement de notre note par Moody’s.