"Le projet effroyablement coûteux de la
reconstruction d'un nouveau stade sur l'emplacement de Jean Bouin doit
être abandonné", affirme M. Goasguen dans un communiqué publié trois jours après une décision de justice concernant la concession du stade.
Selon
le maire du XVIème, "il est temps d'en finir avec cette politique
dispendieuse à un moment où la ville de Paris augmente les impôts des
Parisiens".
Le coût de reconstruction du stade de rugby
voté par la mairie de Paris est d'au moins 170 millions d'euros, selon
les chiffres avancés jeudi par le président du groupe UMP à l'hôtel de
ville Jean-François Lamour.
Le tribunal administratif de
Paris a annulé le 3 avril l'autorisation donnée en juillet 2004 par le
conseil de Paris de signer avec l'association Paris Jean Bouin (CASG)
une convention d'occupation domaniale du site de Jean Bouin (XVIème
arrondissement).
Selon la ville, "cette décision de
justice ne remet nullement en cause, ni dans son principe ni dans son
calendrier, le projet de la municipalité de doter la capitale d'un
stade de rugby digne des autres villes évoluant dans le Top 14".
C'est à Jean Bouin que joue l'équipe du Stade français, plusieurs fois champion de France de rugby.
Pour M. Goasguen,
qui accuse le maire PS de Paris Bertrand Delanoë de "légèreté", la
décision du tribunal administratif "pose la question de la légalité et
de la politique des concessions sportives dans le Bois de Boulogne
depuis des années".
Au cours d'un déjeuner de presse, M.
Delanoë a affirmé lundi que "Paris a besoin d'un stade de rugby" et
possède "la seule équipe du Top 14 à ne pas avoir de stade de rugby".
"Qu'est-ce
qu'on veut, qu'on soit une sous-préfecture?", a-t-il demandé, rappelant
que le stade de rugby de Jean Bouin figurait dans le dossier de la
candidature de Paris aux Jeux olympiques de 2012 qu'il "portait
joyeusement" avec son "ami de l'époque, ministre des sports"
Jean-François Lamour et que soutenait à l'époque ce dernier, selon M.
Delanoë.
"Il était pour, à l'époque, qui a changé? Pas moi?", s'est-il exclamé.
Selon
le maire de Paris, le président du groupe communiste à l'hôtel de ville
Ian Brossat "est pour que l'on investisse" à Jean Bouin "parce que
c'est bon pour l'emploi".