Le débat Copé / Fillon à la tête de l’UMP n’est pas simplement comme le présente la presse un débat qui opposerait deux personnes. On voit bien se dessiner deux lignes politiques bien différenciées, n’en déplaise aux journalistes peu scrupuleux qui considèrent bien souvent que la droite n’a que des intérêts personnels dans les enjeux politiques.
Il est clair aujourd’hui que les 2 dernières années du gouvernement Fillon ont été marquées par cette tradition française de la droite qui consiste à s’effrayer devant les syndicats et la fonction publique et qui tenu par les circonstances a été contrainte de charger la barque fiscale obligeant les députés dont moi-même à nous solidariser dans une politique qui rappelle le vieux colbertisme de droite ou le barrisme de la fin des années 70.
Le Président de la République à partir du mois de février 2012 a réagit contre cette lourdeur pour engager un débat plus ouvert, plus moderne, plus populaire, qui l’ont porté de 43% en février à 49% en juin…hélas il nous a manqué quelques jours.
Ce que nous souhaitons incarner et particulièrement moi-même qui ai toujours appartenu au courant de la droite libérale, c'est d'en finir avec cette tradition de l’archéo-droite qui consiste à ménager la dépense publique et à suivre Bercy dans ses fureurs fiscales.
L’exemple de notre voisin allemand de ce point de vue devrait inspirer à la droite une vraie réflexion sur l’avenir tournée vers une diminution drastique des dépenses publiques, une diminution drastique de l’impôt sur les sociétés et une relance de la croissance par la baisse du coût du travail : politique dite libérale, qui est néanmoins celle qu’a initiée Gerhard Schröder social démocrate allemand avec succès.
Le social étatisme de la droite française traditionnelle n’a aucune chance de nous permettre de moderniser notre pays devant la mondialisation.
La mondialisation est un fait que la gauche refuse mais qu’une bonne partie de la droite continue à vouloir ignorer.
C’est dans cet esprit que la plupart des libéraux de la droite libérale ont décidé de soutenir Jean-François Copé.
Au-delà des questions de personne, au-delà de la nécessité en 2014 d’avoir un chef de bataille, je pense que Jean-François Copé est l’héritier du Nicolas Sarkozy combattant des derniers mois de l’élection présidentielle.
Cessez de venir nous dire que Nicolas Sarkozy est avec tout le monde. Croyez vous vraiment que le Président de la République, Nicolas Sarkozy, s’accommodait des lenteurs qu’opposait son 1er ministre à sa volonté de réformes !
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