Quatre mois après l’élection présidentielle nous assistons à la décomposition du gouvernement.
On connaissait la normalité gouvernementale, on connaissait l’incompétence gouvernementale, elle devait nécessairement mener à la décomposition de la majorité et du gouvernement.
Déjà les communistes et Jean-Luc Mélenchon avaient donné le signal avec la CGT de la contestation de « l’immobilisme gouvernementale ».
Désormais, ce sont les écologistes et une partie de la gauche socialiste qui s’en prennent ouvertement aux mesures qui ont été négociée par le Président de la République dans le cadre du traité européen.
Ainsi, une partie de la majorité qui fait partie du gouvernement accepte de voter un budget de rigueur mais refuse de s’engager sur le traité qui rend nécessaire cette rigueur. Comprenne qui pourra, sinon que l’inexistence du 1er Ministre est patente au sein de son gouvernement, mais surtout que la France perd toute crédibilité sur le plan international.
Nous allons directement dans une situation de plus en plus grave, puisque les dépenses publiques augmentent (avec 40.000 enseignants supplémentaires en 2013) et que l’on ne connait pas toujours pas l’ampleur des économies budgétaires dont on parle mais beaucoup mais dont on ne voit rien venir.
En revanche, 20 mesures supplémentaires d’augmentation de la fiscalité des particuliers et des entreprises sont d’ores et déjà programmées.
Téléchargement Les 20 mesures fiscales d'Hollande
On croyait que la crise européenne était sur le point de s’améliorer avec les décisions courageuses de la BCE, mais la crainte aujourd’hui c’est que l’incompétence gouvernementale française très inférieure au courage de Mario Monti en Italie et de Mariano Rajoy en Espagne, nous singularise dans les mauvais élèves de l’Europe.
Il ne s’agit plus de comparer la France avec l’Allemagne, si cela continue c’est la situation grecque qui nous attend.
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