Après cent jours de réflexion, le Président Hollande qui a passé de bonnes vacances, vient de réaliser que la crise économique n’était pas qu’un slogan de campagne de Nicolas Sarkozy, mais une triste réalité.
De mémoire de la Ve République, jamais un gouvernement n’aura été autant désemparé devant une situation de crise économique et sociale.
La cacophonie gouvernementale est à son comble trois mois après les élections, tant sur le traité européen que sur les mesures à prendre sur le redressement économique du pays.
La CGT, Le Parti Communiste et Le Front de Gauche avec M. Mélenchon, ont décidé d’appuyer là où ça fait mal, c'est-à-dire sur les promesses que François Hollande ne pourra pas tenir !
Les fonctionnaires exigent des augmentations dont on ne voit pas comment le gouvernement pourrait les leur accorder sans continuer à creuser un déficit budgétaire qui continue à se creuser.
M. Peillon qui de mois en mois recule dans sa conception de l’école et qui continu à faire apparaitre Jules Ferry comme un dangereux progressiste tant ses idées sont dépassées, souhaite recruter 60.000 enseignants. Comment ? Avec quel argent ? Et quels en seront les critères qualitatifs ?
Par ailleurs, 150.000 contrats dits d’avenir sont au programme de l’alourdissement des dépenses publiques. Ces contrats en réalité d’urgence n’ont qu’une seule caractéristique celle d'être des contrats sans avenir qui accablent un peu plus la dette publique.
Tout démontre que l’équilibre promis des 3% ne sera pas atteint si le gouvernement ne change pas complètement de politique.
Les recettes envisagées restent l’impôt encore et toujours ! Après le détricotage des lois Sarkozy en matière fiscale et l’absurde suppression des heures supplémentaires, le gouvernement envisage désormais ouvertement une augmentation de la CSG pour combler le déficit social.
Fallait-il dans ces conditions se précipiter pour supprimer la TVA sociale qui avait au moins l’avantage de donner un certain dynamisme à nos entreprises sur le plan internationale.
La déroute de la gauche est programmée, elle est inéluctable et nous devons souhaiter qu’elle n’entraine pas le pays dans un abime supplémentaire de difficultés.
Souhaitons notamment que l’échec programmé ne conduise pas ces nouveaux élus de gauche à nous infliger une morale socialiste carcérale, directive, centralisée et camouflant les réalités par des mesures politiques et sociétales qui transformeront notre pays et rendrait plus difficile encore un retour à la normale.
Ce que nous risquons avec le Président normal c’est de nous trouver dans une société anormale par rapport au reste du monde !
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