Depuis lundi le gouvernement a organisé une grande conférence sociale dont la presse s’est fait largement l’écho. Ne vous y trompez pas cette conférence n’est pas faite pour prendre de grandes décisions n’y même pour les préparer mais il s’agit de réfléchir pendant 48h de la méthode qu’il faudra adopter pour réfléchir.
Le gouvernement a néanmoins annoncé une hausse significative de la CSG et prépare les esprits à une hausse significative de la TVA. Et pourtant la presse et les syndicats n’ont pas cillé, tellement heureux de « ce dialogue », oubliant jusqu'à l’urgence de la situation économique et la douloureuse facture fiscale que nous réserve ce si conciliant gouvernement.
On imagine qu’elle aurait pu être la réaction de ces mêmes syndicalistes si Nicolas Sarkozy avait organisé ce genre de rencontre et avait glissé subrepticement au cours de ces échanges les douloureuses factures fiscales à venir.
Mais non, M. Chérèque, secrétaire général de la CFDT est ravi d’avoir pu discuter si longtemps et trouve que ce nouvel état d’esprit est significatif du progrès qui se prépare pour la France.
La réalité est un peu plus crue. On croit apercevoir au milieu d’un flot de paroles quelques intentions qui fâchent. Ainsi, on enterre toute référence à la compétitivité, à la flexibilité du travail qui est pourtant le modèle des gouvernements socialistes scandinaves, à une vraie politique de l’emploi et on imagine par-dessus tout que le contrat de génération sera accueilli à bras ouverts par les entreprises.
Mais le gouvernement vient de considérer néanmoins que le coût du travail était trop élevé. Conséquences : on pioche dans la CSG et demain dans la TVA dont l’augmentation à prévoir laissera un goût amer à ceux qui protestaient contre la TVA sociale.
En réalité nous sommes entrés dans une phase classique de la gauche au pouvoir ou l’on croit résoudre les problèmes par le dialogue pour retarder les décisions.
On se plaignait du volontarisme de Nicolas Sarkozy, voilà que la France du bla-bla est de retour. Les lendemains seront difficiles et les journalistes ne sont pas prêts de sortir de leurs illusions pour vous informer de la réalité des choses.
Quand au Président de la République qui a cédé sur le traité de stabilité avec Mme Merkel, qui n’a rien obtenu de David Cameron lors de sa visite en Angleterre, la presse d’information française n’hésite pas à dire qu’il est en train de se trouver une vraie dimension internationale.
J’espère que les Jeux Olympiques pourront détendre un peu l’atmosphère mais je crains que le mois de septembre soit difficile à subir pour les contribuables.
Bonnes vacances néanmoins et la suite au prochain numéro car je n’ai pas l’intention de dormir en commission des finances. Vous serez donc au moins informé de ce que vous réserve le gouvernement à la lecture de ce blog. Profitez de cette chance, elle devient rare.
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