Pendant 1h40, Jean-Marc Ayrault a tenté de nous séduire sur la modernité du PS. Ce discours fort long et ennuyeux, plein de redites, pourrait se résumer en une continuité lapidaire : la politique socialiste n’a rien de moderne, elle se réduit à des hausses d'impôts.
Nous l’avions prévu. Un certain nombre d’électeurs qui ne nous avaient pas entendu ou qui n'avaient pas voulu nous entendre vont le comprendre, le comprendre durement : ISF, droit sur les successions et les donations, défiscalisation des heures supplémentaires, taxe sur les transactions, imposition des revenus du capital et de l'épargne et depuis ce matin, une étude « approfondie » sur l'augmentation de la CSG. Le rapporteur général du budget, député socialiste, M. Christian Eckert, a même annoncé devant la commission des finances, ce matin, qu'une augmentation de la TVA sur la restauration était à l'étude.
Mais le gouvernement n'a pas renoncé à ses dépenses. Par conséquent, la politique socialiste se résume en une phrase et une seule : trop d'impôt ne tue pas l'impôt mais au contraire plus d'impôt entraîne davantage d'impôt.
La notion de justice, chère au premier ministre s’assimile en réalité à un phénomène de transfert : frapper davantage ceux qui payent l’impôt pour aider davantage ceux qui ne le payent pas : justice idéologique qui se retournera et qui commence à se retourner contre les couches les plus défavorisées de la population car nous restons persuadés, nous autres libéraux, de la vertu du vieil adage trop souvent ignoré : « trop d’impôt tue l'impôt » !
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