Le premier revers politique de la majorité de gauche émanera certainement de cette mesure absurde qui consiste à défiscaliser les heures supplémentaires qui bénéficiaient à 9 millions de salariés de toutes conditions tant dans le secteur public que dans le secteur privé.
Il s’agit là d’une mesure strictement idéologique et motivée par l’antisarkozysme qui continue à habiter le gouvernement actuel.
La défiscalisation des heures supplémentaires avait été mise en place en 2007 pour compenser en parti le maintien de l’horaire légal des 35h et permettre à ceux qui voulaient travailler plus de gagner plus.
Je rappelle que chaque année les contribuables français déboursent entre 12 milliards et 22 milliards d’€ pour aider les entreprises à maintenir le cap tu travailler moins ! L’aide fiscale accordée à ceux qui voulaient travailler plus est évaluée à 4 à 5 milliards d’€ par an.
Pour le gouvernement de gauche il ne faut surtout pas remettre en cause les aides aux 35h mais en revanche sanctionner ceux qui parmi les 9 millions de salariés veulent améliorer leur fiche de salaire. Tout un programme !
Nous avons donc la preuve des mesures prises par le gouvernement actuel pour baisser le pouvoir d’achat des classes moyennes, sans pour autant avoir la certitude que cette défiscalisation permettra de relancer l’emploi, puisqu’en réalité le gouvernement engouffrera ainsi dans de nouvelles dépenses publiques le gain obtenu sur le pécule des classes moyennes.
On pourrait commenter à l’infini cette décision tellement révélatrice d’un état d’esprit qui commence, mais je voudrais surtout insister sur un point particulier qui concerne les heures supplémentaires défiscalisées qui ont été accomplie par les professeurs de nos écoles sur la base du volontariat.
Les professeurs qui souvent parmi les plus brillants estimaient qu’il était de leur devoir d’accomplir des heures supplémentaires. Cette stratégie que nous avons mis en place par rapport au corps professoral permettait d’améliorer la qualité de l’enseignement et le salaire des enseignants que nous avons amélioré par ailleurs en augmentant significativement le salaire des nouveaux enseignants inaugurant une vraie politique quantitative de l’Education nationale à terme.
Cette politique est désormais abandonnée au profit d’une vision quantitative de l’Education nationale : on crée des postes mal payé et sur des critères pédagogiques de diplômes qui tendent vers le bas.
Mardi l’appel pathétique lancé par le ministre de l’Education nationale M. Peillon vers tous ceux qui pourraient venir augmenter les effectifs de l’Education nationale montrait à quel point c’était d’abord le chiffre qui comptait plus que la qualité, quand on sait à quel niveau désormais on recrute des CAPES et les agrégations dans le secondaire, on a de quoi s’inquiéter.
J’attends par ailleurs toujours que le gouvernement justifie ce chiffre de 60.000 création de postes qui semble avoir été lancé à la dérobé. Pourquoi 60.000 au lieu de 50.000 ou 70.000, nous n’en savons rien et visiblement le gouvernement non plus !
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