Le gouvernement socialiste vient de découvrir qu’en dehors des périodes électorales il est très difficile de gérer une situation économique uniquement par les discours.
Ainsi, le Président Hollande a-t-il du baisser le pavillon devant les exigences européennes et consentir à signer le traité de stabilité qu’avait négocié Nicolas Sarkozy, malgré ses refus réitérés lors de la campagne présidentielle.
M. Montebourg chargé de redressement ( !) économique a beau mouliner, il ne peut enrayer avec de belles paroles les difficultés de PSA et la catastrophe économique qui s’en suit.
Je voudrais noter aussi que le ministre vient de découvrir qu’il était temps de donner un coup de pouce à la voiture électrique, reprenant intégralement les propositions faites par le dernier gouvernement.
C’est dire si ce gouvernement socialiste va très vite se retrouver devant une situation économique et financière qu’il ne peut gérer sauf à revenir sur les propositions absurdes qui été émises par le Président Hollande durant sa campagne.
Le gouvernement socialiste va donc essayer de masquer cette réalité par la multiplication d’initiatives dans des domaines politico-idéologique qui permettront de faire oublier ses échecs sur le sujet crucial qui concerne tous les français, c'est-à-dire la crise mondiale qui nous frappe.
On avait déjà ressenti cette tendance avec la mise en place d’une commission sur la moralisation de la vie politique sous la présidence du revenant Lionel Jospin.
Mais deux déclarations récentes du gouvernement viennent conforter cette analyse. D’abord celle du ministre de l’Education nationale Vincent Peillon, qui désormais veut instituer dans l’enseignement une morale laïque, revenant à une vision laïciste du secteur éducatif qui nie l’évolution de notre pays de plusieurs décennies. On peut imaginer effectivement un comportement laïc de tolérance à l’égard de la diversité religieuse mais évoquer une morale laïque c’est revenir à la philosophie politique de Ferdinand Buisson à la fin du 19ème siècle qui par ailleurs est le maitre à penser du nouveau ministre. Les réactions ne tarderont pas à venir de la part de l’enseignement privé notamment catholique et nous pouvons nous attendre à arpenter les grandes avenues de Versailles comme au bon temps de François Mitterrand.
Dans le même ordre d’idée, le ministre de l’intérieur Manuel Valls vient d’évoquer sa volonté de libéraliser l’accession à la naturalisation et à alléger les examens préalables mis en place par les gouvernements de François Fillon. Il s’agit la en réalité de faire passer sur le droit de la nationalité l’absence de volonté politique en matière de contrôle de l’immigration. Je rappelle de ce point de vu que la France était le pays d’Europe le plus libéral en matière d’acquisition de la naturalisation avec 100.000 naturalisés par an, c'est-à-dire beaucoup qu’un pays comme l’Allemagne qui souffre pourtant d’un réel problème démographique.
Bien entendu la ficelle est un peu grosse. Il s’agit de mettre la politique d’immigration au centre des débats et de nous enfermer de nouveau dans un débat sur un sujet qui évoque tous les grands principes de la gauche sur la diversité, la xénophobie et l’ouverture de nos frontières.
La fin des limites apportée à l’AME, prenant en compte l’absence de contrôle sur les prestations sanitaires et médicales à l’égard des immigrés clandestins n’ayant été qu’un hors d’œuvre à l’ouverture de ce débat.
La rentrée sociale et économique sera difficile pour ce gouvernement qui ne manquera pas d’abuser de rideaux de fumée idéologiques pour cacher son incapacité. Nous voilà prévenu !
Bravo pour ce texte.
Les questions sociales peuvent attendre la rentrée, mais l'état de notre économie ne le peut pas. Il faut agir vite.
Voyons la réalité en face, nous sommes à la traîne sur les marchés.
Nous ne pouvons pas être une grande puissance mondiale en ne travaillant que 35h.
Nous ne pouvons pas être une grande puissance mondiale en accablant nos entreprises de charges sociales.
Nous ne pouvons pas être une grande puissance mondiale en faisant fuir les entrepreneurs qui créent de la valeur et de l’emploi.
Nous ne pouvons pas être une grande puissance mondiale en mettant un frein aux incitations à la réussite.
Nous ne pouvons pas être une grande puissance mondiale avec un Président qui ne travaille que 8 semaines avant de prendre des vacances (dans n’importe qu’elle entreprise, il est impossible de prendre des congés avant de les avoir acquis !)
Il est important que la France garde sa culture traditionnelle, mais si l’on veut se remettre sur pied, il faut libérer la France de ses contraintes du marché du travail, l’orienter vers un esprit entrepreneurial permettant la création de valeur et cela dès maintenant !
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Rédigé par : La droite silencieuse | 08/08/2012 à 15:20