On savait que les socialistes avaient une vertu essentielle, celle de ne pas rendre publiques leurs intentions avant les élections. Mais les déclarations récentes du Ministre de l'intérieur, Manuel Valls, me laissent penser qu'ils ont une autre qualité, celle de jeter de la poudre aux yeux des journalistes pour les moins complaisants.
Ainsi, les propos de Manuel Valls sur l’immigration qui sera soit disant marquée du sceau de la fermeté, sont en réalité l’annonce de nouvelles politiques laxistes en matière d'immigration.
En effet, oser affirmer qu'il n'y a pas assez de naturalisations en France, c'est oublier qu'il y en a 100 000 par an et que nous sommes de ce point de vue, toutes catégories confondues, les premiers au monde. Rien n’est plus facile que d'acquérir la nationalité française, il n'est même pas nécessaire d'ailleurs de savoir parler français, ni d'abandonner sa nationalité d'origine.
Revenir avec complaisance sur l'attitude des associations soi-disant de solidarité, c'est ouvrir la porte à des procédures juridiques et judiciaires sans fin qui aboutissent au bout de plusieurs années à établir des immigrés clandestins dans une quasi-citoyenneté acceptée.
L'attitude de M. Valls est donc une attitude de poudre aux yeux pour faire croire aux électeurs de droite, décidément considérés comme une base d'imbéciles par les socialistes, que la sévérité deviendra le principe. On avait déjà connu le même raisonnement avec la loi 98 de M. Chevènement dont on nous disait qu'elle allait être le modèle même de la rigueur et qui a ouvert la voie à une effarante augmentation du droit d'asile (sur lequel nous sommes les premiers en Europe) et au laxisme concernant le regroupement familial que nous avons eu beaucoup de mal à rectifier.
Comment d'ailleurs peut-on parler d'immigration sans parler d’intégration, véritable sujet qui n'est même pas évoqué par le ministre ? Peut-on faire confiance à un Président de la République qui ne renonce absolument pas à ouvrir le droit de vote aux étrangers non communautaires aux élections locales ?
Mais bien entendu, pour la presse toujours bienveillante, il s'agit là d'une politique de rigueur pour faire passer la pilule aux électeurs de droite qui pourraient être dupes.
Il y a des tests de français pour les candidats à la nationalité, même pour les diplomés, même pour ceux qui ont grandi en France par exemple.
En revanche, le ton de ce billet est juste : ce gouvernement socialiste va bientôt devoir avouer à ses électeurs qu'ils ont menti et qu'ils pratiquent l'esbrouffe comme Mr Jourdain faisait de la prose.
Rédigé par : Le Parisien Liberal | 29/06/2012 à 13:00