A la lecture de certains échos concernant le vote du règlement intérieur du conseil d'arrondissement du 16ème, je note avec amusement à quel point le droit administratif est paradoxal.
Je m'explique : pour donner un temps de parole à l'opposition dans le conseil d'arrondissement, je décide d'unifier entre les groupes politiques de la majorité et de l'opposition un temps de parole égal, la disproportion des effectifs étant énorme (7 élus de l'opposition sur 39).
Cette décision motivée est annulée par le préfet de région qui nous propose d'y substituer un article du code général des collectivités territoriales :
Il faut donc comprendre qu'il m'appartiendra à moi maire, et à moi seul, de diriger les débats comme je le juge nécessaire en équité.
Vous reconnaîtrez que le paradoxe qui m'oblige à assurer des pouvoirs que je souhaitais déléguer est pour le moins savoureux, et que l'opposition qui se plaignait de l'organisation proposée se trouve désormais soumise à une réglementation finalement moins favorable.
Comme quoi nous avons bien la gauche la plus bête du monde.
Rédigé par : Lionel Videlo | 28/04/2010 à 19:20