PARIS, 25 mars 2010 (AFP) - Le député-maire UMP du XVIe arrondissement Claude Goasguen
a demandé jeudi au maire PS de Paris Bertrand Delanoë de "suspendre" un
vote prévu au conseil de Paris pour la démolition-reconstruction du
stade Jean-Bouin, les élus Nouveau Centre demandant une "remise à plat".
Le
dossier du stade Jean-Bouin à Paris XVIe a connu un rebondissement
judiciaire jeudi, la cour administrative d'appel de la capitale
estimant que la Ville de Paris n'a pas respecté en 2004 la procédure de
mise en concurrence pour la gestion de cet équipement sportif. La Ville
a aussitôt décidé de se pourvoir en cassation.
Dans un
communiqué jeudi, "la municipalité du XVIe dénonce la frénésie du maire
de Paris dans le règlement de cette affaire, c'est-à-dire poursuivre le
projet ruineux de démolition et de reconstruction du stade au profit de
la pratique d'un sport unique, n’hésitant pas à mettre à la rue des
milliers de scolaires et de nombreuses associations sportives
familiales".
Après cette décision judiciaire, Claude Goasguen
a aussi demandé au maire, dans ce communiqué, "de suspendre son souhait
de faire voter par le conseil de Paris le 30 mars prochain la
délibération sur ce projet de démolition et de reconstruction du stade
Jean Bouin".
Dans un autre communiqué jeudi des élus
Nouveau Centre de Paris, Valérie Sachs, élue du XVIe, a demandé "une
remise à plat globale", estimant que "la décision de la cour
administrative d'appel doit être l'occasion pour la mairie de Paris de
prendre du recul sur son projet".
"C'est une vision
globale de l'ensemble de ces équipements sportifs dont nous avons
besoin", considère l'élue du XVIe arrondissement.
Dans
son arrêt, la cour administrative d'appel estime que la Ville de Paris
n'a pas respecté les procédures de publicité et de mise en concurrence
pour l'octroi de cette concession de gestion et annule les décisions
prises par la Ville dans ce dossier en 2004.
Cette
année-là, la mairie avait octroyé, via une procédure de gré à gré, la
gestion du stade situé à l'ouest de Paris à l'association Paris
Jean-Bouin (PJB), aidée financièrement par le groupe Lagardère.
Jeudi,
la mairie de Paris et Anne Hidalgo (PS), première adjointe, ont répondu
que cette décision de justice "ne concerne en rien le projet de
construction du stade de rugby de Jean Bouin et n'aura pas d'effet sur
ses conditions de réalisation".