Dans ce débat très technique, les députés, et notamment ceux de la majorité, ont été confrontés à un dilemne : comment réviser la TP, cet impôt absurde qui pèse depuis des décennies sur l'emploi et l'économie locale, mais qui abonde les collectivités locales ? Choix difficile pour les parlementaires qui sont souvent des élus locaux.
Au bout d'une longue discussion, un compromis a été trouvé, et il est très important. Il s'agit de donner aux entreprises, à certaines PME l'exonération de la nouvelle TP et d'appuyer celle-ci sur la progressivité et la péréquation locale.
Les collectivités territoriales de gauche, comme Paris, portent une responsabilité énorme dans cette décision qui frappe les budgets locaux. Il est évident que la pratique fiscale des collectivités de gauche, les augmentations d'impôt, les crédits de fonctionnement abondants, les subventions partisanes ont abîmé les principes de la décentralisation. On ne peut pas gérer les crédits de fonctionnement de l'Etat avec un minimum de rigueur et accepter que les collectivités bénéficient de dotations étatiques qui équilibrent leurs budgets alors qu'elles gaspillent pour des initiatives partisanes ou inutiles. Paris est un bel exemple : l'augmentation des impôts locaux, qui sera renouvelée l'année prochaine (30% pour la TF et 10% pour la TH) financent des projets farfelus : 200 millions pour Jean Bouin et 800 millions pour la rénovation des Halles dont les habitants du centre ne veulent pas...
Pourquoi l'Etat s'engerait-il à supprimer un poste de fonctionnaire sur deux alors que Bertrand Delanoë à embaucher 10 000 personnes supplémentaires en 8 ans ? On ne peut pas accuser l'Etat d'aggraver les déficits et continuer une politique dispendieuse des collectivités territoriales. La lutte contre les déficits publics nous concerne tous.
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