Tribune parue dans le Figaro du jour, cosignée par Jean-François Copé, Claude Goasguen, Louis Giscard d'Estaing et Laure de la Raudière.
Le Président de la
République a annoncé devant le Congrès du
Parlement le 22 juin dernier le lancement d’un emprunt destiné
à financer les « priorités nationales, dans
les secteurs où va se préparer l’avenir de la
France ».
Alors que nos concitoyens
sont préoccupés par la situation de l’emploi, et que
nous sommes pleinement concentrés sur les moyens de sortir de
la crise, le débat sur cet emprunt, le « grand
emprunt », constitue une opportunité à ne
pas manquer.
Y travailler, c’est
préparer l’après-crise. C’est l’occasion de
réfléchir aux investissements les plus importants pour
la croissance de demain, aux gisements de richesse, d’emploi, aux
sources d’économies d’énergie, aux avancées
technologiques qui créeront la prospérité des
années futures. Les projets ne manquent pas. La commission
co-présidée par Alain Juppé et Michel Rocard
permettra de les recenser, d’en débattre, de préparer
les orientations qu’auront ensuite à prendre le Gouvernement
puis le Parlement.
Il est de notre
responsabilité de parlementaires de nous engager pleinement
dans ce débat. Le groupe UMP n’a pas attendu pour s’y
atteler. Dès juillet, nous avons ainsi mis en place un groupe
de travail. Avec les députés UMP, nous parcourons les
circonscriptions pour engager directement avec les Français le
débat sur les dépenses d’avenir. Pour mieux échanger
avec les citoyens et faire remonter leurs propositions nous avons
créé un site Internet www.investirpourlavenir.fr.
Grâce à cette réflexion et ces consultations, les
députés rendront une première copie de leurs
travaux lors des journées parlementaires les 24 et 25
septembre prochains. C’est ce travail qui permettra d’identifier
les projets à financer bien sûr mais aussi et surtout de
dégager les règles à respecter pour assurer la
meilleure utilisation de cet argent.