Dépêche AFP du jeudi 2 août
Le députe UMP Claude Goasguen a demandé jeudi "une dénégation formelle" de Bernard Kouchner sur les affirmations d'un fils du colonel Kadhafi selon lesquelles un contrat d'armement entre la France et la Libye avait joué un rôle clé dans la libération des infirmières bulgares.
"J'attends des explications. Je veux que le ministre des Affaires étrangères s'engage formellement sur la non-existence d'un lien entre un contrat d'armement et la libération des infirmières et du médecin bulgares", a déclaré M. Goasguen dans les couloirs de l'Assemblée nationale.
Soulignant que "depuis 2004 il y avait des discussions entre la Libye et des sociétés d'armement", le député de Paris a accusé le fils du colonel Kadhafi "de faire un amalgame pour des raisons de politique intérieure libyenne".
Seïf el-Islam Kadhafi, fils du numéro un libyen, a affirmé au Monde mercredi qu'un contrat d'armement avec la France avec joué un rôle clé dans la négociation concernant les infirmières bulgares.
Le président Nicolas Sarkozy a réaffirmé mercredi que cette libération s'était faite sans "aucune" contrepartie, l'Elysée assurant qu'il "n'y avait pas eu de contrat d'armement signé à l'occasion de la visite de Nicolas Sarkozy en Libye."
M. Goasguen a estimé qu'il était "important que Bernard Kouchner dise formellement qu'il n'y a pas de contrat lié à la libération des infirmières."
"Si on a pris le prétexte de la libération d'otages pour conclure un contrat d'armement, c'est non", a-t-il dit.