La présidence de la fédération UMP de Paris

Interview par RCJ le 11/05/08

Il y a une bataille autour de la présidence de l'UMP à Paris. Rachida Dati y va, comme Christine Lagarde. On murmure aussi que vous en êtes...

Je n'en sais rien... vous savez, ils sont marrants mes collègues. On a pris une dérouillée extraordinaire à Paris et puis tout à coup, ils pensent aux présidences ou aux futures municipales. Et bien je crois pour reprendre la phrase de Mitterrand : il faut donner du temps au temps, et surtout ne pas s'emballer sur des investitures préliminaires qui ne tiendraient pas compte de deux ou trois phénomènes parisiens dont on n'a pas  compris la vraie dimension. Un, Paris a changé sociologiquement, et par conséquent c'est à l'Est qu'il faut porter la bataille et vraiment porter la bataille. Moi j'ai toujours été favorable, vous le savez, à une campagne à l'Est de Paris sur une droite qui s'affirme, qui est une droite plus populaire. Je n'ai jamais cru à la tentation bobo de la droite, je n'y crois toujours pas, et d'ailleurs les résultats de Londres et de Rome tendraient à me dire que ce phénomène bobo dont on croyait qu'il était irréversible dans les grandes villes, a été mis en échec dans deux grandes capitales européennes et que par conséquent il y a des problèmes sociaux à Paris, extrêmement graves, dont Bertrand Delanoë ne s'occupe pas. Il faut que la droite prenne la dimension des problèmes sociaux parisiens, de la paupérisation de l'Est parisien notamment. C'est ça qui commande en réalité l'élection du Président de la fédération UMP.
Et deux : très franchement, le Grand Paris qui est une idée exceptionnelle que nous développons depuis plusieurs années et que Nicolas Sarkozy vient de populariser, change complètement la donne. Moi, je ne veux pas qu'on construise des tours de logements dans l'enceinte parisienne, c'est absurde ! Je détruis les tours de logement à La Courneuve et parce que Delanoë ne veut pas s'engager dans une politique d'urbanisme qui serait celle de Paris et de son environnement, pour ces raisons là on nous construirait des tours de logements qu'on habille en les appelant tours mixtes. Tout ça n'est pas sérieux ! En réalité Paris doit être totalement repensé et la fédération de l'UMP avec !

La mare aux canards

Echo dans le Canard enchaîné du 7/05/08 : Reculade constitutionnelle

Claude Goasguen, député UMP et juriste dans le civil, n'a cessé de le répéter dans les couloirs de l'Assemblée : "On nous annonçait un renforcement du pouvoir du Parlement, je suis déçu".
Et Goasguen de souligner que les dispositions proposées par le comité Balladur pour le Parlement ont été amoindries dans le projet de loi présenté par le gouvernement. Notamment sur l'ordre du jour partagé entre le gouvernement et l'Assemblée, sur la limitation de l'usage du 49-3 ou sur le transfert déjà évoqué plus haut, des pouvoirs en matière de défense.
Sa courtoise suffisance Balladur permettrait sans réagir que le gouvernement dénature son génial projet ? Personne ne peut le croire.

Les huit maires de droite réclament un accueil pendant les grèves

Le Parisien, le 06 mai 2008

"La mairie de Paris ne brisera pas la grève des enseignants du 15 mai." Pascal Cherki, l'adjoint de Bertrand Delanoë en charge de l'éducation, l'avait déjà déclaré ce week-end.

Il l'a répété hier en réponse à une lettre écrite par l'UMP parisienne.  Dans celle-ci, le président du groupe UMP au Conseil de Paris, soutenu par les huit maires de droite, demande à Bertrand Delanoë d'organiser un service minimum d'accueil dans les écoles maternelles et primaires parisiennes lors de la grève de la fonction publique du 15 mai.

Une demande formulée samedi par le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, et qui consiste à mobiliser des fonctionnaires municipaux dans les écoles en grève pour accueillir les enfants. "De nombreux parents d'élèves devront faire face à une journée compliquée qui les oblige à prendre un jour de congé ou de RTT si cela leur est possible, explique le courrier. Nous demandons donc au maire de Paris de prendre toutes les dispositions adaptées en liaison avec les services du rectorat de Paris afin que les parents d'élèves parisiens puissent bénéficier de ce service d'accueil."

Lors d'une précédente journée de grève, le 24 janvier, Bertrand Delanoë avait déjà refusé d'organiser un service minimum pour ne pas "demander aux fonctionnaires municipaux de casser la grève de fonctionnaires nationaux". Il a réitéré ce refus hier. "Si le gouvernement décide de mener une politique qui ne satisfait pas la communauté scolaire et que celle-ci descend dans la rue, ce n'est quand même pas à nous de recoller les morceaux, s'énerve Pascal Ckerki. Qu'il prenne leurs responsabilités !".

Lancement d'un courant au sein du groupe UMP au Conseil de Paris

AFP- 28/04/08

Le député UMP de Paris Claude Goasguen a annoncé lundi son intention de lancer un courant au sein du groupe UMP au Conseil de Paris, dédié notemment au Grand Paris.

Dans la capitale, l'UMP "se relève d'une grosse défaite, tout est à refaire", a déclaré M. Goasguen sur LCI.
"On va se reconstruire sur le grand Paris, car c'est la grande idée, je ne vois pas comment on peut imaginer Paris autrement désormais que dans cette perspective", a-t-il affirmé.

"Au sein du groupe UMP, je vais lancer avec des amis un courant qu'on appellera Paris-Grand Paris."
Il a estimé qu' " à l'intérieur d'un parti politique, pour ne pas être une machine d'exécution ou bien un parti de godillots, il faut que des courants puissent exister".
Ce n'est "pas un courant qui veut se séparer mais qui veut affirmer que nous ne marcherons pas dans les grandes opérations politiciennes de Bertrand Delanoë lorsqu'il s'agit d'exister face à Ségolène Royal, ou de se préparer à la présidence de la République. Il s'agit d'affirmer que nous, on défendra Paris d'abord et notamment le Grand Paris".

L'ouverture n'a rien apporté

Interview de Claude Goasguen par Arnaud Folch dans Valeurs actuelles, 25 avril 2008

Un an après son élection, 65 % des Français désapprouvent l’action de Nicolas Sarkozy…
L’élection présidentielle avait provoqué un formidable enthousiasme.Aujourd’hui, les Français sont inquiets, voire angoissés. Ils dépriment. C’est une situation qui peut se redresser : certaines réformes, comme le contrat de travail, vont produire leurs effets, le chômage va continuer à baisser… Pour autant, il ne faut pas se voiler la face : cette morosité est inquiétante.

Comment expliquez-vous cette impopularité ?
Les Français ont le sentiment d’être “bombardés” de réformes, mais sans comprendre le cap suivi. Ils souffrent d’une absence de pédagogie et de cohérence de la part de l’exécutif.

Les députés de la majorité doivent-ils être davantage associés aux réformes ?
Il y a urgence.Le président est trop isolé. Il ne peut pas conduire les réformes seul face à l’opinion. Nous ne sommes pas en Grande-Bretagne, la France est un pays difficile à réformer. Nicolas Sarkozy pensait que son élection était le signe d’une évolution de la société, mais ce n’était pas le cas: aujourd’hui comme hier, les Français acceptent mal le changement.Or celui-ci est nécessaire. Pour réussir à convaincre, le président doit absolument tendre à une “coproduction législative”avec les parlementaires, qui sont en contact permanent avec les électeurs.Le temps des députés godillots ou simples “bulletins de vote”, c’est fini !

Et si, une nouvelle fois, vous estimiez n’être pas suffisamment associé ?
Nous n’hésiterons pas, le cas échéant,à sanctionner nous-mêmes le ministre en ne votant pas son texte de loi… C’est devant le Parlement que le gouvernement est responsable.

Comment réagissez-vous à la “cacophonie” ambiante au gouvernement ?
Elle est la conséquence de la règle fixée d’emblée par Nicolas Sarkozy aux ministres d’ouverture:quelqu’un qui n’est pas d’accord avec la politique suivie a toute sa place au gouvernement. Résultat : plusieurs ministres, soucieux d’“exister”,en ont profité pour lever le doigt et dire « Je suis différent ! ». Le président a répété, à plusieurs reprises, qu’il ne voulait pas de ministres “petits pois”, qui se ressemblent tous: je pense, au contraire,qu’il vaut mieux, pour la cohésion gouvernementale, que les ministres marchent tous dans la même direction.

Qu’avez-vous pensé de la polémique sur la carte Famille nombreuse ?
Puisse celle-ci avoir contribué à rappeler à la droite que la politique familiale fait partie de ses fondamentaux ! Nicolas Sarkozy a annoncé que tous les avantages octroyés aux familles seraient maintenus et même étendus.J’en profite pour rappeler l’un de ses engagements de campagne: les allocations familiales dès le premier enfant. J’y suis favorable.

Quel bilan portez-vous sur l’ouverture?
L’ouverture pratiquée n’est que l’addition de quelques débauchages individuels. Elle ne nous a rien rapporté, au contraire. On l’a bien vu lors des derniers scrutins : les électeurs de gauche sont restés à gauche. Ils sont même de plus en plus nombreux quand ceux de droite ont tendance à s’abstenir ! Tactiquement, la nomination au gouvernementde ministres issus de ses rangs socialistes a mis, au début, le PS dans l’embarras. Mais ce n’est plus le cas aujourd’hui.L’ouverture n’était qu’un pistolet à un coup… J’ai toujours été favorable à l’instauration d’un vrai dialogue avec l’opposition, mais chacun à sa place.

L’UMP doit-elle s’ouvrir aux “courants” ?
Oui. Je souhaite une vraie ouverture à l’intérieur de l’UMP, plus utile que celle venue de l’extérieur. L’UMP s’est révélée une formidable machine à gagner les élections nationales,mais c’était avec Nicolas Sarkozy à sa tête.Si l’on veut qu’elle soit, aujourd’hui, un lieu de débats, porteurs d’idées nouvelles, il faut donner vie à des courants. La nomination de ministres aux côtés de Patrick Devedjian est un bon signe de cohésion mais ce n’est pas suffisant pour créer le débat interne dont nous avons besoin pour la deuxième année du quinquennat.

Le Dalaï Lama, Paris et Pékin...

Interview de Claude Goasguen par Alain Le Gouguec, journal de France Inter, le 21 avril 2008

A.G : Le Dalaï Lama, citoyen d'honneur de la ville de Paris, est-ce une bonne idée, une mauvaise idée, une fausse bonne idée ou autre chose ?

C.G : Ecoutez, s'il avait fallu nommer le Dalaï Lama citoyen d'honneur de la ville de Paris, on aurait pu le faire. Il est venu à plusieurs reprises et notamment Bertrand Delanoë l'a reçu il y a quelques années avec le rang qui est le sien car il est quelqu'un que nous estimons tous. Ce qui paraît quand même singulier c'est aujourd'hui tout d'un coup Bertrand Delanoë découvre que le Dalaï Lama pourrait être citoyen d'honneur. Alors on ne peut pas ne pas se poser la question du rapport avec les JO qu'il ne cache pas. La vraie question c'est, tout le monde le sait, les JO n'auraient jamais dû avoir lieu à Pékin, la France est en grave difficulté actuellement avec les Chinois. Les manifestations sont certainement des manifestations sympathiques mais est-ce que pour autant elles vont changer la nature de la relation entre le Tibet et la Chine, je n'en suis pas sûr et je ne vois pas trop surtout pourquoi la ville de Paris se mêle de ce jeu diplomatique.

A.G : Est-ce que c'est une façon de souffler sur les braises ?

C.G : Non, ce n'est pas souffler sur les braises, en réalité je crois que Bertrand Delanoë a un petit jeu politicien, il se sert de la ville de Paris. Vous savez, en ce moment au PS  on assiste à un concert et à une concurrence de déclarations plus ou moins incongrues entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë. Alors Ségolène Royal voulait ramener Aimé Césaire à Paris jusqu'à ce qu'on lui fasse comprendre quand même qu'il n'en était pas question, Bertrand Delanoë veut se rappeler à l'attention du PS en faisant du Dalaï Lama un citoyen d'honneur de la ville de Paris. Tout ça c'est un jeu qui finalement est tout à fait superflu. C'est la raison pour laquelle nous ne prendrons pas part au vote.

(Par délibération du Conseil de Paris, le Dalaï Lama est devenu lundi 21 avril citoyen d'honneur de la Ville)

Salut les terriens !!

Claude Goasguen était l'invité de l'émission de Thierry Ardisson "Salut les terriens !" samedi 19 avril sur Canal Plus.
Entouré d'Omar et Fred, de Véronique Genest, il s'est prêté à un exercice audiovisuel auquel les politiques sont peu habitués.
Visionnez l'émission !

Auteuil ne veut pas d'un centre pour SDF

Le Parisien, le 21 avril 2008

DES IMMEUBLES cossus, des riverains promenant tranquillement leur chien ... et une demi-douzaine d'imposants bâtiments aux murs ocre, installés sur un terrain d'un hectare.
Propriété des Petites Soeurs des pauvres, cette enceinte, située rue de Varize - petite artère du quartier d'Auteuil (XVI e ) - est depuis peu louée au gestionnaire de foyers Adoma (ex-Sonacotra), qui a accueilli, vendredi soir, ses premiers pensionnaires après travaux.
D'ici à la fin du mois, 69 sans-domicile-fixe devraient occuper ce centre de stabilisation. De quoi mettre en émoi ce quartier « très calme » du XVI e , « où tout le monde se connaît », comme le précise une riveraine domiciliée juste en face. « L'installation de ce centre pour SDF a suscité beaucoup de commentaires, détaille-t-elle. Les riverains ne veulent pas de n'importe qui dans leur quartier... Ils ont peur que ça dégénère à proximité du Parc des Princes »

Alerté par les habitants, le tout nouveau maire UMP du XVI e , Claude Goasguen, s'est même fendu d'une question écrite à l'Assemblée nationale, à l'attention de la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie.
Sa crainte : que « l'implantation d'un centre de stabilisation à proximité du Parc des Princes » ne fasse l'objet « d'actes délictueux des hooligans ». Lors de la mandature passée, la droite avait pourtant voté avec les Verts un voeu demandant la création d'un centre d'hébergement pour SDF dans chaque arrondissement.
Mais ici, à Auteuil, « les riverains s'inquiètent de l'implantation d'un centre qui pourrait être la cible de nouvelles violences », estime l'élu, en demandant si « des mesures de sécurité ont été envisagées».

Lire la suite "Auteuil ne veut pas d'un centre pour SDF" »

Pétition pour Gilad Shalit

Gilad_shalit Le 25 juin 2006, un commando palestinien du Hamas attaquait un poste militaire israélien, tuant deux soldats et en capturant un troisième, le caporal Gilad Shalit.

Depuis cette date, cet homme âgé d’une vingtaine d’années est détenu par ses ravisseurs dans la bande de Gaza. La seule trace de vie dont nous disposons est un message qu’il a pu adresser à ses parents et aux autorités israéliennes.

En mars dernier, le chef du bureau politique du Hamas à Damas a déclaré que « contrairement au sort réservé par les sionistes aux prisonniers palestiniens, Shalit est bien traité. » Nous ne pouvons nous satisfaire de ce simple élément qui ne repose sur aucune preuve concrète.

Ingrid_betancourt Ce soldat a la double nationalité franco-israélienne et ses parents sont Français. Au même titre que la situation insupportable d’Ingrid Betancourt, nous avons le devoir de ne pas passer sous silence cette captivité. Notre diplomatie doit agir afin d’obtenir la libération de notre compatriote.

Aussi, j'ai pris l'initiative de lancer une pétition de soutien en faveur de la libération de Gilad Shalit, qui sera remise au Président de la République. A compter du 21 avril, des cahiers de signature seront disposés dans le Hall de la Mairie du 16ème arrondissement, 71 avenue Henri Martin.

Je vous invite à venir nombreux signer cette pétition, et celle en faveur Ingrid Betancourt, mise à votre disposition depuis plusieurs semaines.

Horaires d'ouverture de la mairie : lundi, mardi, mercredi, vendredi : 8h30/17h30 , jeudi : 8h30/19h30

Signez la pétition en ligne en cliquant ici

 

Goasguen, l'anti godillot

Portrait par Anne Fulda, Figaro Magazine, samedi 19 avril 2008

C'est son péché mignon. Et c'est devenu sa spécialité. Claude Goasguen est le franc tireur de la majorité. Quand ça grince, il couine. Quand il faut mettre les pieds dans le plat, il fonce. Et qu'importent les mines désolées des énarques inaudibles, inodores et sans saveur qui ont fait leur retour dans les allées du pouvoir. La semaine dernière, le député de Paris s'est particulièrement distingué. Dans un interview au JDD, il a pointé pêle-même les couacs gouvernementaux, le mépris dans lequel est tenu le Parlement, mais aussi le style de l'exécutif. Un faux pas? Pas du tout. Goasguen assume. Il en rajouterait presque, convaincu de faire oeuvre de salubrité publique. De dire tout haut ce que les autres pensent tout bas. C'est qu'il est libre, Goasguen. Libre, car élu d'une circonscription en or, le 16ème arrondissement de Paris. Libre aussi parce que ce Breton bien plus lettré et cultivé qu'il feint de l'être, estime que dire la vérité est le meilleur service qu'il puisse rendre à Nicolas Sarkozy dans un climat où les courtisans sont plus bruyants que jamais et où pour se faire un nom, un ministre doit faire un coup d'éclat iconoclaste qui fait rire le prince et plaît à l'opinion. Après sa sortie, le Prince a feint l'indifférence. Mais le député espère qu'il engagera la réforme institutionnelle promise pour rétablir la souveraineté parlementaire. Le problème, c'est que l'on s'acclimate très bien au microclimat de l'Elysée qui favorise plutôt le pouvoir personnel. Plus fort que lui.

A suivre !


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