Ainsi, le médiocre 1er Secrétaire du PS Harlem
Désir qualifie de « berlusconade » la rébellion du député Guaino contre le juge Gentil.
Je trouve la réaction de Harlem Désir assez savoureuse
lorsqu’il rappelle les ennuis judiciaires qu’a connus M. Berlusconi en Italie.
Il semble oublier que lui aussi a déjà eu affaire à la justice, comme d’ailleurs
le numéro 2 du PS Jean-Christophe Cambadélis, comme d’ailleurs une série d’élus
socialistes qui sont inculpés toutes les semaines dans le Pas-de-Calais, dans
les Bouches-du-Rhône ou ailleurs.
Entendre M. Désir et le gouvernement socialiste parler de l’indépendance
de la justice fait sourire quand on sait que c’est le Procureur de Paris, M. Moulins (plutôt à
droite) qui a déclenché la procédure judiciaire contre M. Cahuzac, suscitant
dans le gouvernement socialiste un vent de panique.
De plus, le Président de la République socialiste M. Hollande
se permet de créer contre l’avis unanime de la magistrature un nouveau statut
de procureur pour s’occuper des affaires de corruption. Ce procureur en
question sera sans aucun doute un juge près du pouvoir socialiste !
Et qu’on ose ensuite parler de moralisation et de respect
dans la justice, témoigne d’un cynisme auprès de l’opinion qui dépasse l’entendement.
Les disciples de M. Berlusconi ne sont pas où les
socialistes veulent le laisser croire, ils sont parmi eux avec beaucoup de
talent.
Quant à M. Peillon qui donne des leçons de République, il
doit comprendre que la nation française ne s’assimile pas à sa vision de l’école
laïque qui ressemble à une caserne idéologique.
Je note que d’ailleurs les journalistes qui parlent tant de
Harlem Désir oublient de signaler que la justice vient de réclamer un non lieu pour
M. Woerth qui a été tellement vilipendé par les mêmes berlusconistes de gauche.
Enfin moi qui est une certaine conception de la magistrature
et qui suis d’une famille de magistrats et de juristes, j’affirme que la
décision du juge Gentil est une décision non fondée en droit et que sa décision
infamante à l’égard d’un ancien Président de la République n’est motivé en
réalité que pour suivre la prescription qui pourrait concerner d’éventuels abus
de biens sociaux.
Que le syndicat de la magistrature représente 1/3 des
magistrats sous un drapeau engagé et extrémiste me parait non conforme à la
vision républicaine que l’on doit se faire de la neutralité et de la modération
que contient le serment prêté par les magistrats à la République.
Je respecte l’indépendance de la justice mais je ne respecte
pas l’intervention des magistrats dans la vie politique, ils y perdent beaucoup
de leur prestige.
Je souhaite que le PS prenne exemple sur la sérénité
politique qui règne dans une vraie démocratie lorsque les juges appliquent la
loi sans pour autant signer des pétitions politiques ou s’amuser à mettre en
photo sur le mur des cons des individus qui ne partagent pas leurs opinions.
Assez d’hypocrisie ! Assez de mensonges ! Nous n’avons aucune leçon
de vertus à recevoir de M. Désir et de ses séides.