Au-delà du débat posé par l'existence de cette loi dite mémorielle et qui en réalité est une loi condamnant l'attitude négationniste active du gouvernement turc à l'égard des arméniens, j’attire l'attention des parlementaires signataires du recours devant le Conseil constitutionnel sur la responsabilité qu'ils prennent en soumettant à ce dernier cette décision.
Dans le cas en effet d'annulation par le Conseil constitutionnel de la loi concernant le génocide arménien, il est évident que la jurisprudence ainsi ouverte condamnera irrémédiablement les dispositions de la loi mémorielle concernant le génocide juif, le négationnisme et la Shoah dite loi Gayssot.
Cela risque de susciter dans la communauté juive française une émotion considérable à un moment où il n'était sûrement pas utile de ranimer cette question devant l'opinion publique française.